Le deuil ne se limite pas à la perte d’une personne aimée. Lors de remue-ménage majeurs, il s’impose à toute personne qui s’est investie dans un emploi qu’elle aime bien, dans l’affection d’un animal de compagnie ou dans des choses précieuses à ses yeux. Cela prend tout son sens quand il y a, par exemple: la perte d’un emploi que l’on a occupé durant plusieurs années, la perte d’une activité sportive à cause d’un accident, l’abandon de son pays par un immigrant la mort d’un chien fidèle ou la disparition d’un objet précieux qui a acquis de l’importance pour soi. J’ai déjà traité des clients qui avaient perdu un chien, leur seul compagnon de jeu, une maison familiale, un bijou de famille qui symbolisait la lignée des ancêtres, etc. Le propre de l’être humain est de valoriser ses activités comme le travail et le sport, ses animaux de compagnie ainsi que d’autres objets qui ont pour soi des valeurs sentimentales. On attribue à tous ces êtres perdus des significations personnelles comme si on les avait «incorporés » à soi-même.
La gravité du deuil
Pour bien accompagner quelqu’un dans son deuil, le thérapeute aura à comprendre la nature du deuil qui affecte la personne pour pouvoir, par la suite, en évaluer la gravité.
D’abord, il aura à bien cibler l’objet du deuil: qui ou quoi a-t-il perdu, à savoir un mari, un de ses proches, un emploi, un bras, un animal de compagnie, un objet tel un meuble ancien, etc.
Ensuite, l’accompagnateur interrogera le deuilleur sur l’importance subjective qu’il accordait à ce qu’il a perdu. À cette fin, il peut se servir d’une ou l’autre des questions suivantes :